Je me réjouis de lire ce matin l'interview d'Alain Juillet sur Easybourse. Ce site é en effet consacré récement quelques interview sur des personnalités en IE : Nicolas Moinet, Maitre de conférenjce à l'université de Poitiers et Jean Bernard Pinatel, Président de la Fépie.
Le Haut Responsable de l'Intelligence Economique comment en ces termes : "l'intelligence économique est tout d'abord un état d'esprit". Ce concept me tient à coeur. J'ai rajouté il y a un an déjà à l'article intelligence économique sur Wikipédia la définition suivante : "ensemble des actions coordonnées de recherche, de traitement, de diffusion de l’information, en vue de son exploitation auquel peuvent être associées des actions d'influence. L’IE est un état d’esprit, son approche dans l’entreprise doit être identique à celle de la qualité ou de l'environnement". Alors quand Alain Juillet déclare que l'IE intègre aussi la statégie d'influence ... je suis comblé ! Jean Bernard Pinatel écrivait quelques jours plutôt : "pour certains, l'intelligence économique s'arrète là où l'influence commence".
Je me réjouis donc de lire que l'IE est un état d'esprit, car un etat d'esprit cela concerne tout le monde, cela ne se limite pas à quelques multinationales. Fin 2005, son discours était différend, limitant les actions de l'IE aux entreprises sensibles (CF ma note de l'époque) ; Cela va dans le bon sens, on progresse !Peut être arreterons nous bientôt de dire que la France est en retard en matière d'IE, propos encore répétés dans le récent interview d'Alain Juillet (lire Intelligence économique : va-t-on enfin arrêter de parler de retard français ?).
Ainsi l'intelligence économique est passée d'un ensemble d'actions en 1994 (Définition du Rapport Martre : "ensemble des actions coordonnées de recherche, de traitement et de distribution, en vue de son exploitation, de l'information utile aux acteurs économiques") à un esprit d'Etat ("Elle a pour finalité la compétitivité de l’économie et la sécurité de l’État et des entreprises", lu sur intelligence-economique.gouv.fr). Elle est enfin reconnue comme un état d'esprit. Que de chemin parcouru en 13 ans !
Il en reste encore à parcourir pour que l'IE ne se limite pas à quelques esprits. Là encore, je pense nécessaire la mise en place par le HRIE, à l'exemple du référentiel déjà existant sur les formations en IE, d'un "Référentiel de sensibilisation à l'intelligence économique''. Un tel référentiel inciterait les autres formations post-bac à inclure dans leur programme un module de sensibilisation à l'IE. Il harmoniserait aussi un tel module.
François JEANNE-BEYLOT
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