Un article de la Tribune, repris sur SpywordActu interviewait la semaine dernière Bernard Squarcini, patron de la DST depuis juin 2007. Ce dernier revient sur le rôle de la Direction du Renseignement Interieur (DRI) en matière d'intelligence économique, une de ses trois missions (CF mon billet du 17 septembre dernier):
- Le raprochement DST/DCRG permet de fusionner leurs contacts ; Ainsi la DRI sera en contact avec 6600 entreprises françaises (sur près de 3 millions d'entreprises françaises selon l'INSEE ...), "les plus en pointe au plan technologique dans les secteurs dits régaliens, de la défense ou de l’énergie, notamment". On pêut estimer que ce chiffre sera en fait diminué une fois les doublons surpprimés.
- L'Etat, dans les mots de Bernard Squarcini ne "peut pas diffuser des bonnes pratiques de défense (contre des attaques Internet) auprès de toutes les entreprises" ; Il renvoie cette tache aux entreprises elles-même : "Rien ne vaut les conseils prodigués aux salariés, quel que soit leur niveau hiérarchique, en matière de comportement de sécurité". S'il reste flou sur le sujet, je comprend malgrè tout que la DGRI poursuivra la mission de sensibilisation des entreprises actuellement assurée par la DST surtout dans les poles de competitivité.
Ainsi, par rapport au débat initité sur mon dernier billet sur le sujet avec Francis BEAU, je constate que les missions de la DRI en matière d'intelligence économique restent floues. Il s'agit bien je pense d'aider les entreprises plus à se défendre contre des politiques d'intelligence économique de leur concurrents que de les accompagner dans leur propres démarches d'IE. Les puriste me diropnt que cela fait partie de la politique d'IE d'une entreprise ; Certes, mais cela ne fait pas une politique d'IE en soi, il reste les actions de collecte, de traitement et de diffusion d'information ainsi que les actions d'influence ... L'accompagnement des entreprises sur ces derniers domaines doivent être du ressort du HRIE.
François JEANNE-BEYLOT
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