Une actualité a marqué mon attention ce matin : "Israël lance un programme de formation à la guerre cybernétique pour la jeunesse". Ainsi, le "gouvernement israélien a inauguré lundi soir un programme national pour entrainer les adolescents âgés de 16 à 18 ans à de futurs rôles dans des guerres cybernétiques dans la communauté militaire et des renseignements". Ce pays, en guerre depuis sa création implique donc tous les citoyens dans ce concept de cyberguerre.
Rappelons qu'en France la cyberdéfense s'organise non pas pour tous les adolescents mais dans le milieu de la défense ; Et les différents organismes concernés recrutent : L'Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) montera en puissance avec la "création de soixante-cinq postes supplémentaires dès 2013, et se poursuivra" pour renforcer la "protection et la défense des systèmes d'information"(Intervention de M. Kader Arif, ministre délégué auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants à Monsieur Bockel au Sénat le 26 octobre dernier). En paralelle, l'officier général à la cyberdéfense, le contre-amiral Arnaud Coustillière est à la tête d'une structure spécifique au sein du Ministère de la Défense, le Centre d'analyse en lutte informatique défensive (CALID), lors de la même intervention, il a été annoncé que ses "effectifs vont passer de vingt à quarante personnes en 2013, ce qui lui permettra d'être opérationnel vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept". Cette annonce est assortie du recrutement de reservistes citoyens par ce même service. Enfin, la DGA, plus particulièrement son centre technique de Bruz, "renforce l'expertise technique, déterminante pour la souveraineté de la France, par le recrutement planifié de deux cents personnes dans les trois années à venir". La DGSE n'est pas en reste avec le recrutement "de 70 nouveaux spécialistes" et un budget en hausse.
Le concept de cyberdéfense se limite en France à la "défense des systèmes d’information" (CF sa définition donnée sur le site du ministère de la Défense). Seul le Centre interarmées des actions sur l’environnement (CIAE) est en charge, notamment, de mener des opérations militaires d’influence online et offline. Ce service créé en 2012 devrait voir aussi ses effectifs gonfler à près de 200 personnes d'ici à 2014.
François JEANNE-BEYLOT
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