Intelligence économique et veille

La veille et l'intelligence économique ... des nouveaux métiers ?

Le numéro de cette semaine de Challenges est consacré aux "Nouveaux métiers". Je métonne de trouver parmi ceux-ci, au milieu des consultants verts, conseiller en génomique personnelle (sic) et autre ingénieur photonique (re-sic), le métier de Data Miner (traqueur d'informations), d'expert en intelligence économique et de spécialiste de la veille concurrentielle ... Si ces métiers existent depuis plus de dix ans - je les pratique depuis 1998 - il est vrai que le marché est aujourd'hui plus mûr pour les recevoir. L'offre existait donc depuis plusieurs années, même si elle s'est considérablement structurée et étoffée, maintenant la demande est aussi au rendez-vous (surtout en période de crise).

On retrouve ausi parmi les métiers de demain évoqués dans Challenges, ceux d'influenceur web et d'éditeur de blog. Sur ces autres métiers de la chaine de l'information, qui s'interessent cette fois ci à la diffusion et non plus la collecte, le marché a été plus rapide ; L'offre et la demande se sont rencontrés plus rapidement. J'en vois la raison dans le fait que ces métiers rassemblent et agrégent des compétences déjà existantes dans d'autres métiers (communication, marketing, influence, publicité, référencement, etc.)

Enfin, pour terminer avec les métiers liés à l'information, je métonne de ne pas voir ceux de média planner ou de directeur de l'information (je dois encore être en avance ...). Le premier copie cette fonction déjà existante dans la pulicité pour choisir le média le plus adapté pour diffuser une information, lancer un buzz, mener une campagne d'influence, etc. Le Directeur de l'information est quant à lui responsable de la bonne et cohérente gestion des flux d'informations dans une organisation. Il s'occupe alors de la gestion coordonnée, du traitement et de la diffusion de l'information. Dans notre société dite de l'information, et où l'information est peut être le flux le plus mal géré dans nos entreprises, il a du travail pour quelques décennies ...

François JEANNE-BEYLOT

L'intelligence écononmique passe à l'Elysée

Depuis le départ annoncé d'Alain Juillet (HRIE) les rumeurs se succède pour savoir qui va reprendre la charge de l'intelligence économique en France. Pour beaucoup, Cyril Bouyeur, le coordonateur minsitériel à l'intelligence économique du Ministère de l’Économie, de l’industrie et de l’emploi et du Ministère du Budget, des comptes publics et de la fonction publique, avait la faveur des pronostics.

Selon Nicoals Arpagian, ce serait finallement, l'ambassadeur Bernard Bajolet, le coordonnateur National du Renseignement, qui devrait récupérer très prochainement cette compétence. Dépendant directement de la Présidence de la République, il était selon sa lettre de mission, le "point d’entrée auprès de moi (le Président de la République) des services de renseignement des ministres chargés de la sécurité intérieure, de la défense, de l’économie et du budget, vous coordonnerez et orienterez leur action".

On peut d'autre part lire ailleurs que l'équipe de Bernard Bajolet sera "bientôt renforcée par l'arrivée d'un administrateur civil hors classe de 44 ans, Jérôme Poirot, actuellement conseiller pour les affaires budgétaires de la garde des Sceaux Rachida Dati" (énarque promotion Averroès 2000, il a été en 2004 conseiller technique aux cabinets de Nicolas Sarkozy, ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, et de Dominique Bussereau, secrétaire d'État au Budget).

François JEANNE-BEYLOT

L'intelligence économique et la crise

La crise et l'intelligence économique ? On ne parle plus que de la première et de plus en plus de la seconde ... Alors ne pourrait-on pas trouver une relation entre les deux ? C'est ce que plusieurs tentent de faire, sans chercher bien évidement de cause à effet.

J'intervenais justement hier à la CRCI de Franche Comté à Besançon dans un séminaire intitulé "L'intelligence économique et la crise".

L'INHES (Institut National des Hautes Etudes de la Sécurité) a récement publié une note "A quoi sert l'intelligence  économique en période de crise ?" Si ce document est plutôt orienté sur les politiques étatiques, d'où son sous-titre "Quel rôle pour l'État ?", quelques raisonnements peuvent s'appliquer aussi aux entreprises : L'IE y est définie comme "un mode de gouvernance dont l'objet est la maîtrise de l'information stratégique et qui a pour finalité la compétitivité des entreprises et la sécurité l'économie" (définition d'Alain Juillet). Concernant l'aide à l'élaboration d'une stratégie, elle s'avère d'autant plus utile en période de crise ; Et quant à la compétitivité, elle est plutôt recherchée en priorité dans les moments difficiles de la vie d'une entreprise. La note de l'INHES met également en lumière qu'une crise peut donner l'occasion à un Etat de faire passer de nouvelles idées ou de réformer. Ceci est aussi valable pour une entreprise. La crise dévient alors une opportunité pour mettre en place une réelle stratégie d'intelligence économique. Enfin, je rajouterai qu'une crise (et peut etre plus particulièrement celle que nous traversons en ce moment) est souvent l'occasion de revenir aux fondamentaux. Et si, comme moi, vous considérez l'intelligence économique comme un état d'esprit basé sur beaucoup de bon sens, la crise est alors, là encore, une opportunité pour nos métiers. Mon emploi du temps actuel confirme, comme je l'écrivais récemment à l'APEC, que le secteur de l'intelligence économique ne connaît pas la crise. Cette crise actuelle qui est d'ailleurs mesurée dans la premiere partie de la note de l'INHES comme étant la plus importante de l'histoire contemporaine (40 000 milliards de dollars et la responsabilité de la mort de 1,4 à 2,8 millions d'enfants d'ici 2015). Enfin, dans la conclusion du document, l'INHES propose de recevoir un mandat de l'état pour constituer un noyau pédagogique d'un enseignement à destination des PME et des fonctionnaires sur l'intelligence économique en temps de crise.

François JEANNE-BEYLOT

LOPPSI encadre les activités d'intelligence économique

Le projet de loi LOPPSI 2 (Loi d'Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure) pour la période 2009-2013 a été présenté aujourd'hui par Le Ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie. Il inclut de nombreuses mesures parmi lesquelles :
- Le filtrage de site Web illégaux
- La facilitation de la captation à distance de données numériques se trouvant dans un ordinateur ou transitant par lui.
- L'interdiction de l'usurpation d'identité sur Internet punie par un an d'emprisonnement et de 15.000 € d'amende.

L’article 21 de l’article IV de ce projet de loi prévoit d'encadrer les activités dites d’intelligence économique "afin de garantir la moralisation des professionnels de ce secteur".
Ces activités y sont définies comme étant celles qui consistent à titre principal, afin de préserver l’ordre public et la sécurité publique, à rechercher et traiter des informations non directement accessibles au public et susceptibles d’avoir une incidence significative pour l’évolution des affaires (à l'exception des entreprises de presse qui ne relevent pas de ce régime). Personnellement, je m'étonne de la définiton donnée ici des activités dites d'intelligence économique. D'autre part, cet article instaure, sous peine de sanctions pénales et administratives, un agrément préfectoral personnel des dirigeants des sociétés se livrant aux activités concernées, ainsi qu’une autorisation administrative, délivrée après avis d’une commission spécialement constituée, pou l’exercice desdites activités.

Il prévoit également une interdiction pour les anciens fonctionnaires de police ou officiers et sous-officiers de la gendarmerie nationale, ainsi que les agents travaillant dans certains services de renseignement d’exercer cette activité, dans un délai de trois ans après la cessation de leurs fonctions, sauf s’ils obtiennent une autorisation écrite du ministre dont ils relèvent.

Ainsi, cet article prévoie de modifier la loi n°83-629 du 12 juillet 1983 réglementant les activités privées de sécurité par l’ajout d’un titre III « de l’activité privée d’intelligence économique ». Ce titre est composé des articles suivants (j'ai, dans ce texte, surligné les passages relevant à mon sens d'un intéret particulier) :

"Art.33-1 Sont soumises aux dispositions du présent titre, dès lors qu’elles ne sont pas exercées par un service public administratifs, les activités, menées afin de préserver l’ordre public et la sécurité publique, qui consiste à titre principal à rechercher et traiter des informations non directement accessibles au public et susceptibles d’avoir une incidence significative pour l’évolution des affaires.

Ne relèvent pas de ce titre les activités des officiers publics ou ministériels, des auxiliaires de justice et des entreprises de presse.

Art.33-2 Nul ne peut exercer à titre individuel, ni diriger, gérer ou être l’associé d’une personne morale exerçant une activité visée à l’article 33-1, s’il n’est titulaire d’un agrément délivré par le ministre de l’intérieur.

L’agrément est délivré aux personnes qui satisfont aux conditions suivantes :
1° Etre de nationalité française ou ressortissant d’un Etat membre de l’Union européenne ou d’un Etats parties à l’accord sur l’espace économique européen ;
2° Ne pas avoir fait l’objet d’une condamnation à une peine correctionnelle ou à une peine criminelle inscrite au bulletin n°2 du casier judiciaire, ou, pour les ressortissants étrangers dans un document équivalant, pour des motifs incompatibles avec l’exercice des fonctions.

L’agrément ne peut être délivré s’il résulte de l’enquête administrative, ayant le cas échéant donné lieu à consultation des traitements de données à caractère personnel gérés par les loi n°78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, à l’exception des fichiers d’identification, que son comportement ou ses agissements ne sont pas contraires à l’honneur, à la probité, aux bonnes mœurs ou de nature à porter atteinte  la sécurité de personnes ou des biens, à la sécurité publique ou à la sûreté de l’Etat et ne sont pas incompatibles avec l’exercice des fonctions susmentionnées.

Si l’une de ces conditions cesse d’être remplie , l’agrément est retiré au terme d’une procédure respectant le principe du contradictoire, sauf urgence ou nécessité tenant à l’ordre public.

Art 33-3 L’exercice d’une activité mentionnée à l’article 33-1 est subordonnée à une autorisation délivrée par le ministre de l’intérieur.

La demande d’autorisation est examinée au vu de :
1° la liste des personnes employées par la société e chacun de ses établissements pour exercer les activités mentionnées à l’article 33-1. Cette liste est mise à jour par la société une fois par an ;
2° L’avis d’une commission consultative nationale chargée d’apprécier la compétence professionnelle et la déontologie de l’entreprise ;
3° La mention du numéro d’immatriculation au registre du commerce et des sociétés sauf pour les personnes établies dans l’un autre Etat membre de l’Union européen ou da un autre des Etats parties à l’accord sur l’espace économique européen.

Le ministre de l’intérieur peut retirer ou suspendre l’autorisation susmentionnées en cas de retrait de l’agrément prévu à l’article 33-2 ou s’il apparaît que les conditions nécessaires à son octroi ne sont plus réunies. Sauf l’urgence ou nécessité tenant à l’ordre public, la suspension ou l retrait intervient au terme d’une procédure contradictoire.

Art 33-4 Il est interdit aux fonctionnaires de la police nationale, aux officiers ou sous-officiers de la gendarmerie nationale, ainsi qu’aux militaires et agents travaillant dans les services de renseignement visés à l’article unique de la loi n°2007-1443 du 9 octobre 2007 portant création d’une délégation parlementaire au renseignement, d’exercer l’activité mentionnée à l’article 33-1 durant les trois années suivant la date à laquelle ils ont cessé définitivement ou temporairement leurs fonctions sauf s’ils ont obtenu, au préalable, l’autorisation écrite, selon le cas, du ministre de l’intérieur ou du ministre de la défense. Les officiers et sous-officiers n’appartenant pas à la gendarmerie nationale qui étaient affectés dans l’un des services mentionnés par arrêté du ministre de la défense soumis aux mêmes règles.

Art 33-5 Un décret précise la composition de la commission prévue à l’article 33-3, ses modalités d’organisation et de fonctionnement ainsi que les modalités et les conditions de délivrance de l’agrément et de l’autorisation prévus aux articles 33-2 et 33-3.

Art 33-6 Est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45.000 € d’amende :
1° Le fait, sauf pour les personnes établies dans un autre Etat membre de l’Union européenne ou d’un Etats parties à l’accord sur l’espace économique européen, d’exercer pour autrui, à titre professionnel, l’une des activités mentionnées à l’article 33-1 sans être immatriculé au registre du commerce et des sociétés.
2° Le fait d’exercer l’une des activité mentionnées à l’article 33-1 sans être titulaire de l’agrément prévu à l’article 33-2 ou de continuer à exercer l’une de ces activités alors que l’agrément est suspendu ou retiré
3° Le fait d’exercer l’une des activités mentionnées à l’article 33-1 sans être titulaire de l’autorisation prévue à l’article 33-3 ou de continuer à exercer l’une de ces activités alors que cette autorisation est suspendue ou retirée ;

Est puni de six mois d’emprisonnement et de 15.000 € d’amende le fait de ne pas transmettre la liste mise  jour annuellement des salariés dans les conditions prévues à l’article 33-3.

Les personnes physiques déclarées coupables de l’une des infractions aux dispositions du présent titre encourent les peines supplémentaires suivantes :
1° La fermeture, à titre définitif ou pour une durée de cinq ans au plus, du ou des établissement exerçant une activité définie à l’article 33-1 qu’elles dirigent ou qu’elles gèrent ;
L’interdiction, à titre définitif ou pour une durée de cinq ans au plus, d’exercer l’une des activités définies à l’article 33-1."

François JEANNE-BEYLOT

Veille automatisée et légalité

La veille où la collecte d'information automatisée peut parfois mettre le veilleur dans des situations illégales. Il convient donc de respecter la loi et de bien lire les condition d'utlisation des sites utilisés.

Par exemple, le site Societe.com que certains veilleurs utilisent pour obtenir des informations sur les entreprises et marques françaises précise dans ses conditions d'utilisation : "La reproduction, la rediffusion ou l'extraction automatique par tout moyen d'informations figurant sur societe.com est interdite. L'emploi de robots, programmes permettant l'extraction directe de données est rigoureusement interdit".

La Loi N°98-536 du 1er juillet 1998 portant transposition dans le code de la propriété intellectuelle de la directive 96/9/CE du Parlement européen et du Conseil, du 11 mars 1996, concernant la protection juridique des bases de données stipule, à propos de l'extraction automatique :

- " Art. L. 342-2. - Le producteur peut également interdire l'extraction ou la réutilisation répétée et systématique de parties qualitativement ou quantitativement non substantielles du contenu de la base lorsque ces opérations excèdent manifestement les conditions d'utilisation normale de la base de données.

- Art. L. 342-3. - Lorsqu'une base de données est mise à la disposition du public par le titulaire des droits, celui-ci ne peut interdire :
1- L'extraction ou la réutilisation d'une partie non substantielle, appréciée de façon qualitative ou quantitative, du contenu de la base, par la personne qui y a licitement accès ;
2- L'extraction à des fins privées d'une partie qualitativement ou quantitativement substantielle du contenu d'une base de données non électronique sous réserve du respect des droits d'auteur ou des droits voisins sur les oeuvres ou éléments incorporés dans la base
."

L'interprétation de l'alinéa 1 de l'article L. 342-3 laisse donc envisager que l'extraction automatique est autorisée dès lors que le propriétaire de la base la met à disposition du public, ce qui est le cas d'Internet.

D'autre part, on peut lire sur le site du Cabinet Alain Bensoussan, spécialisé dans le "droit des technologies avancées" que "le tribunal de commerce de Paris a ordonné (juin 2008), en référé, l'interdiction de diffuser en France un logiciel qui extrait de manière automatique des données d'un site. Ce faisant, le Tribunal de commerce de Paris a eu à se prononcer pour la première fois à notre connaissance sur l’article L 336-1 du Code de la propriété intellectuelle issue de la loi du 1er août 2008 dite DADVSI, relatif aux logiciels « principalement utilisés pour la mise à disposition illicite d’œuvre ou d’objets protégés par un droit de propriété littéraire et artistique »."

La veille nécessite en effet parfois l'extraction, certes automatique, mais pas "répétée et systématique" de données par le biais de requètes automatisées. Toutefois l'information ainsi collectée est vouée à être analysée ; elle ne sera pas utilisée pour être revendue telle quelle. Il rezst donc malgré tout préférable de respecter les conditions d'utilisation des sites que vous utilisez.

François JEANNE-BEYLOT

Besoins et tendances des outils de recherche et de veille

Une étude SerdaLAB est sortie sur « Veille, moteurs de recherche et collaboratif : Acteurs, besoins et tendances».

la synthèse est diponible gratuitement en ligne ; Il en ressort que "le marché mondial des solutions d’accès à l'information devrait atteindre 1,5 milliard de dollars en 2012 avec un taux de croissance annuelle estimé à 11,4%, selon le cabinet d’études américain Gartner". Le SerdaLAB estime que "le marché français de la veille, des moteurs de recherche et du collaboratif atteint 162 millions d’euros en 2007 et enregistre une croissance de 19,5%" et a identifié "plus de 140 acteurs : 63 prestataires de services et de conseil et 80 éditeurs de solutions logicielles".

Une enquête quantitative réalisée auprès de 200 professionnels de la documentation, des veilleurs, des directeurs marketing et des directeurs généraux pour les besoins de l'étude montre que : "72%
des organisations interrogées ont une politique en matière de veille
", dont un tiers depuis plus de cinq ans et souvent en s'appuyant sur leur service de documentation ou d’information (seeulement 16 % des sondés font appel à un prestataire de services en veille).

En revanche, seulement "41% des organisations interrogées ont développé des réseaux de veille et 36% une veille collaborative".

François JEANNE-BEYLOT

Veiller à l'international

Veiller-Fute_2 Les Conseillers du Commerce Extérieurs de la France lance cette semaine un guide papier :"Veiller futé à l’international (volume 2)". Cet ouvrage a pour objectif "d'aider les dirigeants de PME françaises dans leurs démarches à l’international en insistant sur la nécessité de se servir des attaques et failles des concurrents pour aller à la conquête des marchés étrangers". Il met en scène un entrepreneur (breton ?), Loïc Kréadec, dirigeant d'une PME dans les différentes phase de vie de sa société. A chaque étape le guide propose des solutions et des pièges à éviter.

Le réseau des CCEF s'investit en éffet depuis quelques années dans la sensibilisation des PME àl'intelligece économique avec les CCI, la DRCI et les préfectures.

Un simple remarque sur ce guide : Dans le premier chapitre "préparer et organiser sa mission à l'étranger", pour analyser et confirmer les opportunités de développement, Loïc Kréadec, fait appel à un stagiaire pour effectuer un travail de recherche documentaire : "le travail de recherche sur Internet ou "data mining" peut être confié à un stagiaire" ... Vous me voyez venir ... Et oui ! Si le travail de recherche d'information peut être confié à un stagiaire, celui de trouver des informations pertinentes demande lui des compétences particulières ... Je ne joue pas seulement sur les mots. La recherche d'informations sensibles et pertinentes permettant de trouver des pépites et non les résultats que tous les internautes auront déjà trouvé demande des connaissances et une maîtrise des outils qui ne sont pas à la portée du premier stagiaire venu. Le problème est que la veille ise en place va dépendre de ce travail préliinaire. Le risque donc est de fixer les radars d'alertes sur les mauvaises sources ...

Encore une fois, la différence entre une bonne veille et une mauvaise veille réside dans l'identification des sources, le reste est une histoire d'outils ...

François JEANNE-BEYLOT

Intelligence économique normalisée

J'intervenais hier devant l'Association des cadres bretons, une puissante association regroupant les bretons parisiens très active notamment au niveau économique, dans le cadre des petits-déjeuner de l'IE, consacré ce mois-ci à la veille sur Internet.

Philippe BOUQUET, PDG de Cobham, a poursuivi mon intervention en donnant son éclairage de chef d'entreprise impliquée dans un dispositif de veille. Je me permets ici de reprendre ces propos légèrement et volontairement provocateurs que je partage entièrement et qui méritent réflexion : "L'intelligence économique est une affaire de bonhommes ; Le jour où l'intelligence économique sera normalisée,  l'intelligence économique sera morte ... en tout cas pour ceux qui mettront en place ces normes."

Il existe pourtant bien une norme expérimentale publiée par l'AFNOR en avril 1998 concernant les "Prestations de veille et prestations de mise en place de système de veille" (XP X 50-053). Ces normes peuvent aider à mettre en place des prestations et à configurer une veille mais l'intelligence économique est en effet avant tout un état d'esprit. Je donne sur le site de Troover la définition suivante : "Ensemble des actions coordonnées de recherche, de traitement, de diffusion de l’information, en vue de son exploitation auquel peuvent être associées des actions d'influence. L’IE est un état d’esprit, son approche dans l’entreprise doit être identique à celle de la qualité ou de l'environnement."

François JEANNE-BEYLOT

Veiller sur les salaires et les emplois

En juin dernier je présentait un outil américain, Glassdoor de la façon suivante : "Le site collecte dans différentes sources (revues, études, etc.) les salaires réels des employés de grosses sociétés et les publie anonymement. Ainsi, les salaires moyens de grosses entreprises américaines sont dévoilés mais si vous voulez connaître le montant des fiches de paie dans d'autres sociétés ...  il vous faut alors jouer le jeu et donner le votre ! En outre, le site fournit aussi les niveaux de satisfaction général des employés dans différentes sociétés et le niveau de satisfaction du CEO."

Jobfact Rue 89 annonçait hier la sortie récente de son équivalent français : Jobfact « la première communauté anonyme où les employés parlent aux employés ». sur cette communauté deux types d'inforamtions sont mises en avant : ce qu'ils gagnent les employés et de ce qu'ils pensent de leur entreprise. "L'idée la plus astucieuse du site est d'obliger les internautes à poster des informations (salaire ou évaluation) avant de pouvoir regarder celles laissées par les autres (à part quelques-unes, en accès libre, qui font office de tête de gondole)." Le site semble etre victime de sons succès, en tout cas de celui de cet article repris sur Yahoo, et n'est accessible ce matin qu'en cache ou en archive. Nous lui souhaitons en tout cas plus de succès que Tchooze, la première tentative française qui date de 2001 et qui s'est vite transformé en un exutoire où certaines entreprises étaient clouées au pilori (CF retrospective Tchooze) ...

François JEANNE-BEYLOT

Les vacances de Juillet

Alain JUILLET, le haut responsable en charge de l'intelligence économique auprès du Premier ministre "quittera ses fonctions dans les prochains jours. Il ne s'agit pas d'une éviction, mais plutôt du terme logique d'une mission qui a atteint ses limites dans son organisation actuelle".

source : Le Point

François JEANNE-BEYLOT

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